• La Nuit

     La Nuit 

      

    La Nuit

     

    O ! Nuit, dans la profondeur de ton immensité,

    Lorsque tout bruit s’éteint lentement,

    Lorsque s’allume dans le firmament,

    Le doux scintillement de la voie lactée.

    Qu’il est bon d’entrer dans ton monde,

    Où des milliers de pensées vagabondent

    Et se perdent entre rêve et réalité.

    Comme il est doux de se laisser bercer !

     

    Enveloppé dans ton manteau de velours ;

    Dans un calme et une sérénité totale,

    Dans la splendeur de ta beauté fatale

    Dans tes invites à l’amour,

    Dans ta clémence pour celui qui peine

    En permettant dans son sommeil, l’oubli,

    Du crépuscule jusqu’à l’aube évanouie,

    Que de mystères dans tes veines.

     

    O ! nuit étrange et souveraine,

    Qui exerce sur nous tant d’attrait,

    Tu nous attires et nous effraie,

    Tu engloutis toutes formes  et les entraines

    Pour les noyer dans tes couleurs foncées.

    Mais parfois un rayon de Lune,

    Malicieusement apparait,

    Et dans un clair-obscur éphémère,

    Tu laisses le bel astre jouer..

     

    O§ Reine altière et immuable

    Tu gardes bien tous tes secrets,

    Ta splendeur dans toute l’immensité

    Reste pour nous impénétrable.