• Du virtuel au réel (9)

    ~~ Du virtuel au réel ~~

    L'étincelle

     

    L'étincelle Neuvième chapître L'étincelle

     

     En ce dimanche de fin avril, xavier se réveilla d'une humeur massacrante. Il se rémémora son rêve de la nuit qui le troublait encore. Il chercha une explication à toutes ces étrangetés, mit en mouvement ses connaissances sur l'inconscient, mais ne parvint à aucune explication qui puisse le satisfaire. C'est alors, qu'il pensa à l'étreinte rapide qu'il avait eue avec Florence. Pendant de longues secondes, il ne put séparer le réel du rêve. Mais la vérité lui sauta d'un coup au visage. Il avait bel et bien fait l'amour à sa femme. Il se sentit très mal à l'aise. Pourquoi ce simple fait, somme toute normal, le mettait autant hors de lui. Depuis de longues semaines, il n'avait éprouvé de désir pour elle, et voilà que dans les limbes d'un rêve énigmatique, il avait assouvi une pulsion irrépressible, qui le laissait à présent dans une confusion et une gêne inexplicable. Il se demanda quelle attitude adopter, face à Florence.

     Il descendit, il était 7heures 30. Elle était déjà sur le pied de guerre, et avait dressé la table du petit dejeuner avec un soin tout particulier. L'arôme du café vînt chatouiller les narines de Xavier. Pourtant il n'en éprouvait aucun plaisir. Elle toastait de nombreuses tartines, connaissant l'appétît matinal légendaire de son époux. Elle allait tout faire afin que ce dimanche soit réussi.

     Il entra dans la salle à manger, au même instant que Florence. Elle portait un plateau bien garni, qui aurait pu nourir une famille nombreuse. Il ne fit aucun geste vers elle, alors que le rituel était un léger bisou rapide sur la joue. Après avoir déposé sur la table son lourd plateau, elle vint vers lui en lui demandant s'il avait bien dormi. Il répondit par un petit grognement qui ne signifiait rien. Elle essaya de se serrer contre lui, mais ressentit un léger recul de sa part. Elle lui donna malgré tout un baiser, et se détourna pour cacher sa déception. Décidément, la journée ne s'annonçait pas du tout comme elle l'avait prévue. Elle eut confirmation de son erreur d'appréciation, lorsque Xavier dédaigna la totalité du plateau, et se contenta d'avaler son café, avec un regard absent. Ah qu'elle détestait cette attitude, qui hélas devenait le lot quotidien. Elle se promit d'avoir une explication sérieuse avec lui, car elle n'en pouvait plus. Peut-être avait-il des problèmes professionnel, alors qu' à cela ne tienne, il fallait qu'il en parle. Des problèmes de santé, elle y pensait également. Il fallait savoir, et elle allait mettre à profit ce repos hebdomadaire pour clarifier la situation. Elle le sentait ailleurs et malheureux.

     Dès qu'il eut avalé son café, il se leva et décréta qu'il allait faire une heure de jogging. Il monta mettre une tenue appropriée, et peu après elle entendit claquer la porte d'entrée. Elle regarda par la fenêtre et eut à peine le temps de voir la voiture franchir le portail. Elle eut un instant de découragement. Que se passait-il? Jamais elle ne l'avait vu ainsi. Et ce comportement vis à vis d'elle, elle ne trouvait aucune réponse qui aurait pu l'aider à apaiser l'atmosphère devenue insupportable.

     Xavier remonta l'avenue de Toulon et rejoignit le boulevard Rabateau. Il s'engagea dans l'avenue du Prado jusqu'au rond-point. Il se demanda s'il allait trouver une place sur le parking, à l'entrée du parc Borely. En ce dimanche matin, les Dieux étaient de son côté.. Il aimait plus que tout ce splendide parc, d'une superficie de 17 hectares, si proche de la corniche. Ses enfants, Benjamin et Dorian adoraient venir y gambader. Il venait y faire son footing régulièrement, et ne se lassait jamais des merveilles qu'offrait cet endroit délicieux. Il aimait la diversité des arbres que l'on pouvait y trouver tels que les Gingko biloba, les cyprès, cèdres du Liban les palmiers, les platanes et enfin les superbes tilleuls plantés en alignement parfait. Le jardin à la française est un ravissement. Il le remonta jusqu'à la terrasse du château, auquel on accède par un escalier monumental. Il se dirigea à l'ouest du parc vers le lac et le jardin à l'anglaise. Lieu propice aux pique-nique, lorsque les beaux jours sont là. Il emprunta le chemin circulaire et accéléra la marche et peu à peu se mit courir d'une manière régulière. Toute la nature environnante lui faisait fête. Les cygnes sur le lac déposaient de belles touches de blanc de part en part. Il s'efforçait de ne penser à rien. Il se voulait vider l'esprit. Sans s'en rendre compte, il se retrouva devant la satue de Diane chasseresse un bronze florentin du XVIIe siècle placé dans la roseraie. Et subitement, il pensa à Krystel. Il avait lutté de toutes ses forces depuis de longues minutes, afin d'empêcher le ressac des vagues de ses pensées lui envahir l'esprit. Oh, il avait résisté, mais le temps n'avait plus la même durée pour lui. D'ailleurs il ne reconnaissait plus ses façons d'appréhender chaque chose. Il devenait presque un inconnu pour lui-même. Il s'avoua enfin qu'il souffrait terriblement. Il se sentit comme un animal pris au piège, cherchant une voie de salut.

    Comment sortir de cette impasse.

     

     

    A suivre: Chapître 10 prochainement

     

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